L’AfrEA promeut un programme politique fondé sur des données probantes lors du sommet DIWA 2025
Lors du sommet Development Impact West Africa (DIWA) 2025, qui s’est tenu les 26 et 27 août à Accra, au Ghana, Carlos Akligo, directeur exécutif de l’Association africaine d’évaluation (AfrEA), a lancé un appel à l’action pour renforcer les écosystèmes d’évaluation dans toute la région. Participant à une table ronde de haut niveau, M. Akligo a souligné le rôle essentiel d’une évaluation rigoureuse pour mesurer et maximiser l’impact du développement en Afrique de l’Ouest.
S’adressant à un public composé de partenaires de développement, de représentants gouvernementaux et de chercheurs, M. Akligo a souligné que « l’impact » est un résultat mesurable qui nécessite une capacité institutionnelle solide. Il a profité de cette tribune pour présenter les récentes réalisations de l’AfrEA et ses futures initiatives stratégiques visant à améliorer le niveau des évaluations sur le continent.
Une étape historique : le jubilé d’argent de l’AfrEA
M. Akligo a commencé par évoquer le 25e anniversaire de l’AfrEA, un événement marquant célébré à Addis-Abeba en juin 2025. Il a souligné que ce jubilé était un moment décisif pour l’association, qui célébrait un quart de siècle de plaidoyer tout en traçant une nouvelle voie pour l’évaluation « Made in Africa ». Selon lui, cet anniversaire était l’occasion de réaffirmer l’engagement à garantir que les voix et les méthodologies africaines occupent une place centrale dans le discours mondial sur le développement.
Lancement de l’indice des capacités nationales d’évaluation (INCE) en Afrique
L’un des thèmes centraux du panel était la nécessité d’une gouvernance fondée sur les données. Dans ce contexte, M. Akligo a souligné le lancement de l’indice des capacités nationales d’évaluation (INCE) en Afrique par l’AfrEA, en collaboration avec l’Institut allemand pour l’évaluation du développement (DEval) et le Programme alimentaire mondial (PAM).
Il a expliqué que l’INCE constitue un outil de diagnostic essentiel pour les gouvernements africains, leur permettant d’évaluer leurs systèmes nationaux de suivi et d’évaluation (S&E). L’indice fournit une image claire des forces et des faiblesses institutionnelles, contribuant ainsi à accélérer l’adoption de politiques fondées sur des données probantes à travers le continent, et soutenant directement les objectifs de développement discutés lors du sommet DIWA.
Construire l’avenir : l’École africaine d’évaluation
Se tournant vers l’avenir immédiat du renforcement des capacités, M. Akligo a fait le point sur l’École africaine d’évaluation (ASE). Il a annoncé que le programme était en cours de finalisation et que son lancement était prévu pour novembre 2025. Destinée à devenir une institution de premier plan pour le développement professionnel, remédiant au « déficit de capacités » souvent mentionné dans les rapports sur le développement, M. Akligo s’est dit convaincu que l’école formerait une nouvelle génération d’experts ouest-africains capables de mener des évaluations d’impact complexes.
La participation de M. Akligo au sommet DIWA 2025 a réaffirmé la position de l’AfrEA en tant que partenaire stratégique dans la trajectoire de développement de l’Afrique de l’Ouest. Il a établi un lien entre le contexte historique du 25e anniversaire de l’AfrEA et des outils tournés vers l’avenir tels que l’INCE et l’ASE, démontrant ainsi que l’AfrEA s’emploie activement à mettre en place les infrastructures nécessaires pour prouver et améliorer l’impact du développement.
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